visuel_oeuvres_ephemeres_01Oeuvres Ephémères est un projet qui se veut vecteur de lien entre monde artistique et réalité citadine.

Pour l’édition 2016, les artistes invités ont pour thématique “Questionner la ville”

La ville, un espace vivant ?

On y circule sur des itinéraires téléguidés nous menant d’un point A à un point B, on s’y promène, on vagabonde, le long de rues anonymes. La ville est synonyme d’agitation, d’activité, de rythme et d’énergie. Ellle se veut aussi vecteur de rencontres, de collisions, de confrontations et de possibilités.

La ville, un terrain de jeux, d’expériences et de découvertes ?

Ce territoire est un espace accessible, ouvert à la création, propice au questionnement. «Œuvres Ephémères» propose de traiter ce terrain comme un facteur de découverte et d’émerveillement en invitant des artistes locaux à investir des lieux délaissés des habitants.

Mai 2016

Du 6 mai au 5 juin, Œuvres Éphémères invite 3 artistes, 3 disciplines.

6 et 7 mai 2016 // Square Vinet  //Elisa MISTROT, artiste peintre, avec une œuvre projetée sur mur végétalisé

Pour ce projet des Œuvres Éphémères, elle choisit d’investir le parc Vinet et son écran végétal, oasis domestiquée au cœur d’une ville de pierre, et théâtre de souvenirs adolescents.

11 au 14 mai 2016 // Impasses Ste Cadenne, St Pierre, St James et St Paul// Camille GAZEL, photographe plasticienne, avec le projet « »Espèces d’Impasses »

Qu’est-ce que l’attention portée à un lieu sinon la prise en compte des sensations physiques qu’il nous procure, leur intégration dans le processus de création et de réflexion ? » 1 L’installation se décline dans quatre impasses du centre-ville de Bordeaux. La démarche artistique est de partir de la définition du mot impasse : petite rue qui n’a pas d’issue ; cul de sac, pour découvrir des impasses qui se révèlent malgré tout, vivantes. Entre privée, publique ou interdite, l’impasse n’incite pas à la promenade puisqu’elle oblige au demi-tour. « Une ville qui vous reste interdite finit par symboliser l’espace même de liberté » 2 . Pour certains, elle est un passage vers leur chez-eux ; pour les autres, qui n’osent y entrer ou n’y prêtent pas attention, l’impasse reste anecdotique : trois murs, quelques fenêtres et portes. Mais où mènent les rues qui ne mènent nulle part ? Peut-on imaginer au-delà de ces trois murs ? Pour cela, il faut « se projeter à travers les limites de l’impasse pour créer un autre espace » 3 . Ainsi, les quatre installations éphémères présentent des passe-muraille imaginaires qui mêlent arts visuels et scénographie. Elles offrent quatre espèces d’impasses différentes permettant à chacune « de veiller et de se réveiller et de hurler ses rêves » 4 , et ceux du spectateur.

Références :
1 La tyrannie de la réalité, Mona Chollet.
2 La forme d’une ville, Julien Gracq.
3 Le Passe-muraille, Marcel Aymé.
4 Poétique de la ville, Pierre Sansot.

 

20 mai au 5 juin 2016// Vitrines des commerçants, Quartier Bordeaux Centre// Elise DUPEYRAT, auteure de bande dessinée, avec le parcours illustré « »Levez le nez »

« Levez le nez » est un itinéraire curieux en bande dessinée, qui invite à redécouvrir les façades que l’on ne regarde plus vraiment. Sept planches tendres et poétiques interrogent le rapport entre patrimoine et vie moderne, sculptures immuables et anecdotes du quotidien. Un regard croisé entre le mascaron, observateur du vécu de la rue, les personnages dessinés et le passant devenu lecteur.
A lire pendant trois semaines chez les commerçants du coeur de Bordeaux, comme un parcours ou au hasard de ses pérégrinations.

Retrouvez les planches chez nos partenaires, rendez vous:

PlanLevezLeNez

Le Palatium

Boutique Spécimen

Boutique Olga

Cyber café LA CYB

La Mauvaise Réputation